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Date de création : 09.05.2014
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LES RISQUES DE LA CORTICOTHERAPIE INHALEE

Publié le 29/12/2025 à 15:58 par naturopleineforme Tags : cortisone naturopathie running minceur coaching gratuit sport asthme
LES RISQUES DE LA CORTICOTHERAPIE INHALEE

 

Des millions de personnes connaissent des problèmes respiratoires plus ou moins sérieux et cet article peu servir à tous ceux qui prennent réguliérement des médicaments indispensables  à leur vie quotidienne.

 

Il y a quelques années dejà, l'Agence européenne du médicament (EMA) avait annoncé  avoir lancé une réévaluation du rapport bénéfice/risque des corticoïdes inhalés prescrits pour traiter la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette réévaluation a été demandée par la Commission européenne, inquiète d’un possible risque accru de pneumonie chez les patients BPCO bénéficiant de ce traitement au long court...et les résultats sont inquiétants.

 

Le principal argument de l’EMA est la publication, en 2007, des résultats de l’étude TORCH, montrant l’absence de bénéfice d’un traitement combinant 50 µg de salmétérol et 500 µg de propionate de fluticasone chaque jour, par rapport à une monothérapie ou à un placebo. Selon cette étude, menée sur plus de 6 000 patients traités pendant 3 ans, le taux de pneumonie était significativement augmenté dans le groupe bithérapie (19,6 %) et dans le groupe sous fluticasone seul (18,3 %), comparé au groupe placebo (12,3 %).

 

Les études s’accumulent rien ne semblent évoluer dans le bon sens.

Pour le Pr Housset, chef du service de pneumologie du CHU de Créteil, cette étude n’est pas la seule à remettre en cause l’intérêt de la corticothérapie inhalée. 

« L’étude INSPIRE de 2008 montre également une absence de différence d’efficacité entre l’association salmétérol/propionate de fluticasone et le trotiopium (anticholinergique), en terme d’exacerbations d’asthme. On observait également une augmentation de la fréquence des pneumonies chez les patients sous corticothérapie inhalée », explique-t-il.

 

Ces deux études n’étaient cependant pas suffisantes pour prouver le risque de pneumonie car elles n’utilisaient pas la radiographie pour objectiver la pathologie.

 

En 2013, le Dr Mark Dransfield, de l’université de l’Alabama et ses collègues ont également trouvé un surrisque de pneumonie chez les patients traités par corticoïdes inhalés, comparés à ceux traités par bêta-2 agonistes, mais en s’appuyant cette fois sur la radiologie.

 

Plus récemment, un article du « New England Journal of Medicine », rédigé par Helgo Magnussen, de l’Institut de recherche pulmonaire de la clinique de Grosshansdor, en Allemagne, montrait que l’arrêt du traitement aux corticoïdes inhalé n’augmentait pas le risque d’exacerbations.

 

Malheureusement, comme trop souvent, les restrictions de l’AMM ne sont respectées  et de nombreux  médecins continuent à prescrire de tels médicaments sans prêter attention à ces études pourtant essentielles. Actuellement, sans avoir averti des patients qui n'en n'ont jamais pris, des médecins français vous délivrent une ordonnance en ligne pour ce type de médicaments...je le sais, c'est vérifié et je connais très bien ce problème.

 

« Nous disposons maintenant d’un certain nombre d’arguments qui laissent penser que l’efficacité des corticoïdes inhalés n’est pas bouleversante, avec un risque de pneumonie qui s’ajoute aux effets secondaires déjà connus, sur l’œil et la cataracte, résume le Pr Housset, il est donc nécessaire que l’on réévalue les choses. Il faudrait au minimum respecter les restrictions des AMM, ce qui n’est pas toujours le cas ».

 

La corticothérapie inhalée est en effet censée être réservée aux patients ayant les exacerbations les plus graves, après échec de la bronchodilatation et à condition que le volume expiratoire maximal/seconde (VEMS) se situe en dessous d’un certain seuil : 50 % pour la plupart des corticoïdes inhalés, 70 % pour l’association récente de vilanterol et de furoate de fluticasone (Relvar Ellipta, GSK). En dehors de ces indications, les alternatives sont les bronchodilatateurs à très longue durée d’action : les bêta-2-mimétiques et les anticholinergiques.

Se faire prescrire du Relvar, ce qui se produit fréquemment, alors que l'asthme ne se déclanche que lors d'un effort sportif,  est-il  souhaitable ?

 

Le Pr Housset reconnaît toutefois que la question reste très débattue au sein de la communauté des pneumologues, car une interrogation majeure demeure : quel mécanisme lie la corticothérapie inhalée et le surrisque de pneumonie ? 

 

Asthme et Covid :

 

 

L’asthme augmente plutôt légèrement le risque de complication du nouveau coronavirus (Covid-19), comme le rapporte plusieurs médias. Mais une étude publiée en juillet 2020 estime que l’asthme ne présente pas de risque particulier de complications.En effet, les personnes asthmatiques ne semblent pas courir un risque plus élevé de présenter une forme grave ou de mourir à cause du Covid-19 selon les chercheurs de Rutgers dans un article publié dans le Journal of Allergy & Clinical Immunology (DOI : 10.1016/j.jaip.2020.06.008) le 6 juillet 2020.

 

Les auteurs évoquent cependant la nécessité d’études plus approfondies sur la question. Bien qu’il n’existe pas assez de données pour expliquer cette situation, il est possible que la vigilance en matière d’hygiène personnelle et de distanciation sociale y joue un rôle. Les corticostéroïdes inhalés pourraient également réduire la capacité du virus à établir une infection, mais des études ont montré que les stéroïdes peuvent aussi diminuer la réponse immunitaire et aggraver la réponse inflammatoire.

 

D’autres facteurs comme l’influence de l’âge, la présence d’un taux anormalement élevé d’un type de globules blancs qui aident l’organisme à combattre l’infection ou la présence d’un enzyme bénéfique pour éliminer les virus respiratoires sont mentionnées dans cette étude.